Koubri aujourd'hui

Par une bénédiction spéciale du Seigneur et une attention particulière de sa Providence, les premières vocations sont arrivées dès le mois de décembre 1963, à peine quatre mois après l'installation des fondatrices. Des âmes assoiffées de cette vie monastique avaient été préparées par le Seigneur lui-même et attendaient ! Dieu prenait soin de son petit troupeau, sa communauté de Notre-Dame de Koubri.

La première entrée le 7 décembre 1963, Sr Thérèse-Marie Wêndpânga SEDGO est toujours parmi nous, heureuse aînée d'une famille qui poursuit son chemin de conversion sous le regard de Dieu ! Oui, « qu'il est bon de suivre Dieu » (nom théophore d'une de nos sœurs déjà au ciel),  de chanter son amour et ses miséricordes !

En février 1987, après avoir franchi toutes les étapes de la croissance normale d'une maison de fondation, le monastère accédait à l'autonomie juridique et devenait «Prieuré Sui Juris », dernière étape avant l'accession au rang d'Abbaye qui est considéré comme la stature normale et définitive d'un monastère bénédictin. Canoniquement la communauté avait l'âge adulte et pouvait choisir elle-même sa supérieure. Elle pouvait également demander l'érection en Abbaye si le convent comptait 12 professes solennelles. C'est ainsi que le 29 avril 1987 nous avons, pour la première fois, élu nous-mêmes notre supérieure … qui n'était autre que la fondatrice et première prieure, Mère Marie HAMEL. Quant à l'érection en Abbaye, la communauté d'alors n'y voyant pas la nécessité n'en demanda pas. En effet le Prieuré autonome sui Juris répond aux mêmes exigences et devoirs qu'une Abbaye et la Supérieure du Monastère sui juris jouit des mêmes droits que celle d'une Abbaye ; la différence est davantage dans les appellations et l'ordonnancement des responsabilités : à la tête d'une Abbaye, il y a une Abbesse ; sa seconde a le nom de prieure. A la tête d'un Prieuré sui juris, il y a une Prieure ; sa seconde porte le nom de sous-prieure. Quatre ans après son élection, Mère Marie Hamel, ayant atteint l'âge de 75 ans, demanda à présenter sa démission. Dans notre congrégation de Subiaco, l'abbatiat est de soi à vie. Nos Déclarations faisant référence au Canon 624 § 1 l'expriment ainsi : « De soi, l'abbatiat n'a pas de limite de durée. Si l'Abbesse n'était plus en état d'exercer sa charge, elle se démettrait spontanément au Chapitre conventuel. » Cf Déclarations Ch 64,§69. La sensibilité qui sous-tend cette pratique traditionnelle est qu'on n'est pas père ou mère pour un temps mais pour la vie. C'est donc après la démission de Mère Marie Hamel que la communauté a élu le 06 juillet 1991 sa première prieure burkinabè, Mère Marie Henriette Wêndbala Kalmogo. Une page de l'histoire de cette fondation de Notre-Dame de Koubri se tournait. La question de l'érection en Abbaye nous fut reposée. La communauté d'alors réaffirma son option de demeurer Prieuré Conventuel sui juris

Aujourd'hui nous sommes 35 moniales venant de sept diocèses du pays, d'un diocèse du Congo Brazzaville, d'un diocèse du Ghana. Nous avons accueilli depuis l'an 2000 des jeunes aspirantes d'une petite fondation du Nord-Togo. Elles viennent pour bénéficier de la formation  au Noviciat ; elles restent entre un et deux ans chez nous puis retournent dans leur communauté pour y poursuivre leur chemin… de formation et de vie.

 

Le 16 mai 2015, Sr Brigitte de Larminat épuisée par la maladie et les infirmités de l'âge nous quittait pour la patrie du ciel. Elle avait été précédée un mois auparavant par Sr Maria Laetitia KisWêndsida Ouédraogo, en âge la plus ancienne des moniales Burkinabè. Ce double-départ a marqué un véritable tournant, l'étape la plus décisive de l'histoire de notre communauté Notre-Dame de Koubri.

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